mardi 16 janvier 2018

Audierne, direction Pointe de la Torche

Retour à la civilisation, après deux jours passé sur les côtes de la Pointe du Van et du Raz, à nager jusqu'à épuisement dans ce bol d'air marin venu du large. Une petite virée à Audierne, histoire de retrouver le gout de la compagnie, des huitres et d'un bon lit n'est pas pour me déplaire, et de ce côté la, ce petit port, point de départ pour la fantastique et incroyable Ile de Sein, me convient très bien.


 Pour conjurer le mauvais sort, et afin de favoriser les prises, les chiffres et les lettres d'immatriculation des bateaux sont prolongées d'un crochet... au cas ou !





 Après deux nuits à agitées par les vents dans le bus, une nuit au calme au..."Vent d'Ailleurs", une belle adresse de chambre d'hôtes dans une grande bâtisse, à la rue du 14 juillet, accueil super sympa de la part de Nadine et petit déjeuner de qualité, adresse qui m'avait été donnée par le patron d'une autre non moins fameuse adresse du port d'Audierne, "La Cambuse", recommandé comme chasse-spleen pour la tchatch du tôlier, son ambiance musicale et verbale et son décors maritime comme je les aimes...c'est ce qu'on cherche à la mer quand on vient de la montagne, non ??!!

Et entre ces deux adresses, une pause bienvenue au Bar à Huitres de Philippe, juste à point nommé pour déguster les huitres de l'Ile de Sein et les spéciales d'Isigny sur Mer, ce qui m'a rappelé non sans envie, les fameuses huitres de St Vaast la Hougue...le tout accompagné d'un excellent vin blanc, de quoi me donner l'envie de rester dans le coin...

La Pointe de la Torche, ou, bien campé sur ses jambes à son extrémité...

"On voyait les chevaux de la mer, 
Qui fonçaient la tête la première, 
Et qui fracassaient leurs crinières, 
Devant le casino désert 
La barmaid avait dix huit ans
Et moi qui suit vieux comme l'hiver
Au lieu d'me noyer dans un verre
J'me suis baladé dans l'printemps
De ses yeux taillés en amande..."

...comme le chantait si bien Léo Ferré. 

Et cette plage infinissable, ou un poète disparu, emporté par la tempête "Carmen" a laissé sur le sable sa jolie Harpe Magique, ornée de magnifiques Anatifs, instrument indispensable pour pouvoir rencontrer les Sirènes qui apparaissent à ceux qui savent regarder avec leurs coeurs...








 Un autre espèce d'animal essaye de prendre la vague sous le regard amusé des cormorans qui profitent du soleil pour faire sécher leurs plumages.


 Chacun semble perdu dans ses pensées face à l'inlassable déferlement des vague de l'Atlantique...


lundi 15 janvier 2018

Pointe du Raz et Baie des Trépassés

Le soleil est revenu et m'attend à la Pointe du Raz, déserte au lever du jour. Le vent à faibli et n'a pas trop secoué le bus pendant la nuit passée face à l'Océan. Les vagues viennent s'allonger sur la baie des Trépassés et les oiseaux,  également content de l'accalmie, restent à terre pour reposer leurs ailes misent à rude épreuve pendant ces longues tempêtes d'hiver.

Un rayon timide éclaire l'Ile de Sein, puis deux, puis trois et se rapproche doucement de la Pointe du Raz, donnant une chaude couleur à La Vieille et à son granit qui attendait patiemment le Soleil pour se réchauffer. 
La neige qui bouillonne à ses pieds va fondre gentiment en même temps que la marée, jusqu'au prochain coup de vent.








L'Enez Sun , qui va bien se faire chahuter pendant la traversée, a pu quitter le port de Douarnenez pour rallier l'Ile de Sein et semble surfer sur les vagues, sous l'oeil attentif des goélands qui ont trouvé un casse-croute à se mettre sous le bec, tandis que la Vieille surveille ses moutons qui viennent inlassablement mourir avec fracas sur le sable de la baie. 



Au loin, le phare de Tévennec et ses fantômes, perché sur son caillou, un peu à l'écart des acteurs principaux de la Pointe, regarde ce spectacle d'un air détaché, enrobé dans son mystère fait de légendes et de folie, ou seul, à l'inverse des multiples gardiens qui se sont succédés,  la vache qui l'a habité durant une année a l'air d'en être sortie indemne...
Le ciel se charge à nouveau de gros nuages, transpercé ça et là par des rayons solaires qui tentent de se frayer un passage jusqu'a l'Océan, derniers soubresauts du jour. Il ne me reste plus qu'a trouver un endroit abrité du vent pour passer la nuit avant de rejoindre la Pointe de la Torche et le Guilvinec.



dimanche 14 janvier 2018

Coup de vent sur l'Atlantique

Arrivé à St Nazaire avec "Carmen", je repars en direction du Conquet avec "Eleanor", ce qui m'empêchera de traverser vers Ouessant, l'Océan en ayant décidé autrement...
La traversée à été mouvementée pour le "From Veur II" !
Alors un petit tour le long de la côte jusqu'a Portsall, ou je retrouve l'ancre de 20 tonnes de l'Amoco Cadiz. C'est la que la force du vent et des vagues me fait réellement comprendre l'impossible sauvetage du pétrolier, le 16 mars 1978, et fait ressurgir de ma mémoire les images de désolation de ce naufrage...



Le phare du Four, dans la grisaille et les embruns, se laisse difficilement approcher. Le vent qui souffle en rafale demande un sacré effort pour aller le voir de plus près. Saisissant contraste avec le calme relatif de la campagne bretonne et de cette petite chapelle perdue au milieu de nulle part.


A l'abri dans le port de Portsall et petit tour entre les bateaux de pêche bien colorés, afin d'oublier la grisaille ambiante, mes pas vont m'amener déjeuner au "Caiman" pour un repas des plus excellents. 
Une adresse à noter pour la prochaine escale !








mardi 2 janvier 2018

Atlantique

 1er janvier, arrivé à St Nazaire avec la fin de la tempête "Carmen" et avant l'arrivée d'"Eleanor", j'ai été gratifié d'un superbe coucher de soleil sur le serpent de mer de St Brevin et quelques instant plus tard d'un majestueux levé de pleine lune sur le pont de St Nazaire et le phare du Vieux Môle.
Les Pêcheries du quai Albert 1er sous la lune, le calme après la tempête...et avant la suivante !










 Changement de port, j'arrive à Brest sous une petite pluie fine, juste a temps pour un plat du jour aux "4 Vents", resto sur le port de commerce avec décors et ambiance comme je les aiment !!
Malheureusement, Ouessant ce sera pas pour cette fois, quand l'"Abeille Bourbon" appareille pour aller se mettre en attente du côté du Stiff, ça veut dire que la mer sera grosse, très grosse même, et la liaison avec les îles est interrompue...

Une petite vidéo de Charles Marion, auteur de l'excellent livre " La Mer et ses Hommes", sur les conditions de navigation de l'"Abeille Bourbon" lors des tempêtes.

J'ai juste le temps de sauter dans le camion pour aller essayer de la prendre en photo quand elle passera au phare du Petit Minou, 
mais c'est qu'elle est rapide cette Abeille, et j'arriverais -presque- juste trop tard...












 Calme trompeur à St Mathieu... Demain c'est un autre jour !