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jeudi 18 janvier 2018

Phare d'Eckmühl et Le Guilvinec

Dernier volet de ce périple côtier Breton, en vue du Phare d'Eckmühl qui dresse fièrement ses 65 m au dessus de Penmarc'h. 
307 marches vous attendent si vous voulez profiter de la magnifique vue à son sommet. 

Et si vous faite moins de 0'46''54 pour arriver en haut, inscrivez-vous à la "Montée du Phare d'Eckmuhl", autrement gardez votre souffle pour pas vous le faire couper par le panorama que vous allez découvrir. Vous aurez également le temps d'admirer la perfection de la pose des plaques d'opaline qui sont toujours alignées pile-poil aux marches en granit de l'escalier. 
 Les carreleurs apprécieront la précision du travail, 60m plus haut ! 
Malheureusement le phare était fermé lors de mon passage et j'ai pas pu chronométrer ma montée... Cette image de l'intérieur du phare, prise lors de mon dernier passage ici, illustre bien la beauté des lieux.


Le plus fragile et le plus résistant se côtoie, jamais loin l'un de l'autre, et malgré les marées et les courants, les petits coquillages restent fidèlement au pied du majestueux phare de granit.

Arrivée devant le phare du Guilvinec avec un petit pincement au coeur, car c'est le dernier port maritime avant de retraverser la France et regagner mes montagnes helvétiques. Le soleil est de la partie et la douceur de cette après-midi contraste avec la furie des jours précédents. Un aller-retour sur le quai pour admirer tout ces bateaux sagement amarrés, mais prêt à aller affronter les vagues de l'Atlantique me ravit toujours autant. 
Je suis vraiment admiratif des gens de la mer, droit dans leurs bottes à force de devoir garder l'équilibre sur des océans souvent agitées et qui sortent quasiment par n'importe quel temps pour ramener à quai le fruit de leur passion et de leur travail, le poisson ! 
Droit dans leurs bottes, car avec la mer, on ne triche pas.
 Il n'y a pas de concessions et les erreurs se paient souvent cash !
La marée, le vent et les vagues sont immuables et la réussite de cette entreprise dépend de la communion entre l'homme, la femme -car beaucoup de femmes exercent ce métier- et la mer. 
Comme à la montagne, la puissance des éléments inspire le respect, et du respect découle la sagesse.
Et peut être que le trop plein de techniques modernes, soit disant garante de sécurité absolue, nous fait oublier ce respect et cette sagesse...




Histoire d'Amour ?


Ascenseur à bateaux, la marée !






Dernière lueurs du jour sur le phare d'Eckmühl et magnifique coucher de soleil en guise d'au-revoir, comme j'ai bénéficié d'un magique lever de lune lors de mon arrivée a St Nazaire. 
Quand on attends rien d'autre que ce qui vient chaque jour, 
La déception n'a pas cours.



Kenavo, Finistère 

mardi 16 janvier 2018

Audierne, direction Pointe de la Torche

Retour à la civilisation, après deux jours passé sur les côtes de la Pointe du Van et du Raz, à nager jusqu'à épuisement dans ce bol d'air marin venu du large. Une petite virée à Audierne, histoire de retrouver le gout de la compagnie, des huitres et d'un bon lit n'est pas pour me déplaire, et de ce côté la, ce petit port, point de départ pour la fantastique et incroyable Ile de Sein, me convient très bien.


 Pour conjurer le mauvais sort, et afin de favoriser les prises, les chiffres et les lettres d'immatriculation des bateaux sont prolongées d'un crochet... au cas ou !





 Après deux nuits à agitées par les vents dans le bus, une nuit au calme au..."Vent d'Ailleurs", une belle adresse de chambre d'hôtes dans une grande bâtisse, à la rue du 14 juillet, accueil super sympa de la part de Nadine et petit déjeuner de qualité, adresse qui m'avait été donnée par le patron d'une autre non moins fameuse adresse du port d'Audierne, "La Cambuse", recommandé comme chasse-spleen pour la tchatch du tôlier, son ambiance musicale et verbale et son décors maritime comme je les aimes...c'est ce qu'on cherche à la mer quand on vient de la montagne, non ??!!

Et entre ces deux adresses, une pause bienvenue au Bar à Huitres de Philippe, juste à point nommé pour déguster les huitres de l'Ile de Sein et les spéciales d'Isigny sur Mer, ce qui m'a rappelé non sans envie, les fameuses huitres de St Vaast la Hougue...le tout accompagné d'un excellent vin blanc, de quoi me donner l'envie de rester dans le coin...

La Pointe de la Torche, ou, bien campé sur ses jambes à son extrémité...

"On voyait les chevaux de la mer, 
Qui fonçaient la tête la première, 
Et qui fracassaient leurs crinières, 
Devant le casino désert 
La barmaid avait dix huit ans
Et moi qui suit vieux comme l'hiver
Au lieu d'me noyer dans un verre
J'me suis baladé dans l'printemps
De ses yeux taillés en amande..."

...comme le chantait si bien Léo Ferré. 

Et cette plage infinissable, ou un poète disparu, emporté par la tempête "Carmen" a laissé sur le sable sa jolie Harpe Magique, ornée de magnifiques Anatifs, instrument indispensable pour pouvoir rencontrer les Sirènes qui apparaissent à ceux qui savent regarder avec leurs coeurs...








 Un autre espèce d'animal essaye de prendre la vague sous le regard amusé des cormorans qui profitent du soleil pour faire sécher leurs plumages.


 Chacun semble perdu dans ses pensées face à l'inlassable déferlement des vague de l'Atlantique...


lundi 15 janvier 2018

Pointe du Raz et Baie des Trépassés

Le soleil est revenu et m'attend à la Pointe du Raz, déserte au lever du jour. Le vent à faibli et n'a pas trop secoué le bus pendant la nuit passée face à l'Océan. Les vagues viennent s'allonger sur la baie des Trépassés et les oiseaux,  également content de l'accalmie, restent à terre pour reposer leurs ailes misent à rude épreuve pendant ces longues tempêtes d'hiver.

Un rayon timide éclaire l'Ile de Sein, puis deux, puis trois et se rapproche doucement de la Pointe du Raz, donnant une chaude couleur à La Vieille et à son granit qui attendait patiemment le Soleil pour se réchauffer. 
La neige qui bouillonne à ses pieds va fondre gentiment en même temps que la marée, jusqu'au prochain coup de vent.








L'Enez Sun , qui va bien se faire chahuter pendant la traversée, a pu quitter le port de Douarnenez pour rallier l'Ile de Sein et semble surfer sur les vagues, sous l'oeil attentif des goélands qui ont trouvé un casse-croute à se mettre sous le bec, tandis que la Vieille surveille ses moutons qui viennent inlassablement mourir avec fracas sur le sable de la baie. 



Au loin, le phare de Tévennec et ses fantômes, perché sur son caillou, un peu à l'écart des acteurs principaux de la Pointe, regarde ce spectacle d'un air détaché, enrobé dans son mystère fait de légendes et de folie, ou seul, à l'inverse des multiples gardiens qui se sont succédés,  la vache qui l'a habité durant une année a l'air d'en être sortie indemne...
Le ciel se charge à nouveau de gros nuages, transpercé ça et là par des rayons solaires qui tentent de se frayer un passage jusqu'a l'Océan, derniers soubresauts du jour. Il ne me reste plus qu'a trouver un endroit abrité du vent pour passer la nuit avant de rejoindre la Pointe de la Torche et le Guilvinec.



dimanche 14 janvier 2018

Coup de vent sur l'Atlantique

Arrivé à St Nazaire avec "Carmen", je repars en direction du Conquet avec "Eleanor", ce qui m'empêchera de traverser vers Ouessant, l'Océan en ayant décidé autrement...
La traversée à été mouvementée pour le "From Veur II" !
Alors un petit tour le long de la côte jusqu'a Portsall, ou je retrouve l'ancre de 20 tonnes de l'Amoco Cadiz. C'est la que la force du vent et des vagues me fait réellement comprendre l'impossible sauvetage du pétrolier, le 16 mars 1978, et fait ressurgir de ma mémoire les images de désolation de ce naufrage...



Le phare du Four, dans la grisaille et les embruns, se laisse difficilement approcher. Le vent qui souffle en rafale demande un sacré effort pour aller le voir de plus près. Saisissant contraste avec le calme relatif de la campagne bretonne et de cette petite chapelle perdue au milieu de nulle part.


A l'abri dans le port de Portsall et petit tour entre les bateaux de pêche bien colorés, afin d'oublier la grisaille ambiante, mes pas vont m'amener déjeuner au "Caiman" pour un repas des plus excellents. 
Une adresse à noter pour la prochaine escale !