vendredi 20 octobre 2023

Bisse de Wyssa, Mund

Départ de Mund, village du safran, pour remonter le Gredetschtal en commençant par longer le Stiegwasser, un des huit bisses qui amenaient l'eau sur les pâturages de Mund, pour rejoindre la Mundbach, la rivière qui alimentait tout ces bisses à l'époque.

 
Petit à petit, les parois montagneuses se resserrent, le sentiment d'isolement se fait plus fort. Un drapeau au loin indique une écurie-habitation avec des noms gravés sur un grand rocher, un peu comme au Plan des Lettres, au Val d'Anniviers, où les pâtres avaient creusés leurs initiales dans la terre pendant leurs longues périodes de gardiennage des troupeaux. 

Le sentier se poursuit jusqu'à une deuxième cabane avec les vestige d'un grand parc à moutons, certainement pour le tri des animaux lors de la désalpe.

Le temps se rafraichit, c'est le moment de redescendre en passant par le bisse de Wyssa, dont l'écriteau de mise en garde est très explicite ! C'est vrai qu'il ne faut pas souffrir de vertige ni de claustrophobie, car le sentier est vertigineux par endroit et comporte de nombreux tunnels. Le besoin d'eau pour vivre, voir survivre fait faire des travaux impressionnants et ingénieux aux hommes. 

L'arrivée à une petite chapelle indique la fin, ou le début, c'est selon, des passages aériens. La traversée des pâturages finit de nous éclairer sur le fonctionnement de cette irrigation. 

Encore une petite rencontre avec des chèvres dans leurs robes noires et blanches et les célèbres nez-noir haut-valaisan, et leurs bonnes bouilles !

























 

lundi 16 octobre 2023

Monte Brent depuis Griante

Départ de Griente, au bord du lac de Côme. Le Monte Nava nous a inspiré, du nom de l'alpage du val d'Anniviers. Le paysage s'agrandit au fur et à mesure de la montée et le Lac de Côme apparait dans toute sa splendeur. Bientôt on aperçoit Lecce au loin et Bellagio presque à nos pieds. Les bateaux et ferry font des ronds dans l'eau pendant que nous on fait des pas l'un après l'autre.


Semblant accrochée à la montagne, la Chiesa di SanMartino à gauche sur la photo, surplombe le lac. Nous irons la visiter au retour. Après un bon pic-nic avec vue sur le lac, il est temps de redescendre. Le sentier passe dans une falaise assez verticale et nous réserve peut être des surprises...mais non ! Bien qu'assez abrupte, la descente se fait sans encombre jusqu'à la chapelle, puis jusqu'au bord du lac où nous attends la traditionnelle baignade pour dissiper la fatigue de la journée.









vendredi 13 octobre 2023

Pizzo Leone

Pizzo Leone, encore un magnifique sommet, le plus beau pour moi car la vue sur le Lac Majeur nous accompagne tout au long de la montée... et de la descente dans les couleurs chaudes du soir.

 C'est encore une petite route bien étroite qui nous amène au parking du départ de la balade. Durant la montée, un spectacle désolant, la forêt est en bien piteux état et les bucherons sont en plein travail. Des centaines d'arbres sont couchés suite à la sécheresse et aux tempêtes...

On y croyait pas trop, vu que les nuages flirtaient avec les sommets, mais le temps s'est dégagé et le soleil nous a même accompagné pour le pic-nic au sommet. 

La aussi, la vue est d'un côté sur le Lac Majeur, le Monte Tamaro, Locarno et Ascona, et de l'autre, les Centovalli, la Val Maggia. Le cours de géographie peut commencer, et grâce à l'application PeakFinder, on peut mettre un nom sur les sommets environnants.

Toujours un peu de nostalgie lors de la descente, quitter son petit nuage de bonheur, mais heureusement en sachant que demain apportera une nouvelle découverte !









 



 

jeudi 12 octobre 2023

Sassariente

Pour commencer, c'est une longue et étroite route qui nous emmène jusqu'au hameau de Monti di Motti au dessus de Locarno.


 

 Garé presque devant l'auberge du village pour le rafraichissement du retour - en espérant qu'elle soit ouverte-  nous empruntons le sentier qui s'enfonce dans la forêt de hêtres en direction du Sassariente, qui se transforme bientôt en forêt d'épicéas. 

Une pause à l'Alpe di Foppiana permet de voir les techniques de construction des charpentes qui soutiennent ces toits en pierres de plusieurs tonnes, ainsi que celles des murs de ces maisons tessinoises. Après une série de lacets assez raide, un impressionnant mur de pierre apparait.

 Rien à voir avec ceux du Jura, celui-ci est bien plus large et plus haut ! 

J'imagine toujours la somme d'effort qu'il a fallut pour construire ces ouvrage, et pourquoi celui-ci, aussi haut et sur le chemin de crête ?

Il semblerait qu'après l’exploitation forestière désordonnée d'un versant  qui entraina des glissements de terrain et autres avalanches, des arbres furent replantés pour contenir l'érosion et ce mur fut cré pour empêcher les chèvres de l'autre versant de venir manger les jeunes pousses. Comme au Pizzo Bombögn ou un mur similaire a été construit pour ces raisons.

Le dernier tronçon pour accéder au sommet du Sassariente est assez engagé, mais c'est sans trop de difficulté que nous arrivons au sommet ou quelques personnes sont déjà là. 

Dans quelques instants, nous aurons le sommet pour nous seul, un moment privilégié à chaque fois !

Le retour se fera par le même chemin afin d'éviter une longue marche sur la route goudronnée, et nous arrivons juste à l'heure pour un rafraichissement sur la terrasse de l'auberge !