dimanche 24 novembre 2019

Cully et le lac Léman

 Que demander de mieux que de finir l'année sur les bords du Léman dans un endroit incroyable ou il est très difficile de se concentrer uniquement sur son travail...



 L'Ile de Peilz entourée des couleurs de l'automne, posée comme un radeau sur les eaux calmes du Léman peut soudain sembler en détresse avec l'arrivée extrêmement rapide d'un coup de vent violent avec des rafales à plus de 80 km/h 

Les nuages noirs ont rapidement traversés le ciel et obscurcit l'horizon en même temps qu'une barre d'écume blanche s'est formée au loin, comme un mini tsunami. 

Le lac a commencer à frémir puis les vaguelettes se sont transformées
 en moutons bien dodus.

 L'Ile s'est retrouvée balayée par les vents et par les flots, semblant vouloir sombrer au large de Villeneuve, mais le platane, vieux de 168 ans en a vu d'autres, et bien enraciné à son ilot, il a résisté une fois de plus aux tempêtes lacustres. 

Un très beau reportage d'Arte sur "Les Maitres de l'Eau" et le platane de l'Ile de Peilz




 Mon nouvel environnement jusqu’à Noël, cadeau avant l'heure et promesse de moments inoubliables. 

Avec des levers timides de soleil sous la brume au Bouveret, à l'embouchure du Rhône, et des couchers flamboyants à l'autre extrémité du Lac Léman.  

Le Soleil a réchauffé les vignes du Lavaux qui s'endorment doucement après avoir donnés leurs raisins à l'homme qui va les sublimer en les transformant en vins d'exception. Ceux la même que l'on peut déguster au Café de la Poste, une des nombreuses adresses gourmandes de la région.





 Un autre platane d'exception, celui du quai de Cully, qui affiche ses 221 ans de fidélité au bord du lac, et comme un platane peut vivre 4'000ans, il va voir encore du monde passer sous sa ramure.
Rencontre d'un héron cendré pas farouche pour deux sous et qui semble prendre plaisir à poser dans le jour naissant pour mon plus grand plaisir.


vendredi 22 novembre 2019

De paquebot en sabotier, il n'y a qu'un pas !

Quitter St Nazaire et remonter doucement la Loire en direction de Nantes par les petites routes, emprunter le Traversier du Pellerin au Coueron et retrouver la rue des Sabotiers
à la Chapelle Basse Mer pour visiter l'atelier désormais silencieux d'un artisan sabotier.






Après avoir vu les prouesses techniques liées à la construction de navires gigantesques, un retour au travail plus modeste qu'était la fabrication des sabots, qui ont néanmoins équipés des générations de marins partis courir les mers sur des bateaux en chêne. 
Comme quoi le bois est présent à tout les instants de la vie... Même le dernier !

 Cet atelier est fascinant car tout a l'air d'être prêt à vivre. Des rangées de modèles de sabots attendent sagement de reprendre du service sur la copieuse et d’autres sabots terminés n'attendent plus que des pieds pour aller se promener sur les bords de Loire ou d’ailleurs. Un savoir-faire qui va disparaitre, des outils dont on ne saura plus l'utilité et le souvenir de ce temps passé bientôt exposé dans un musée. Ainsi va la vie moderne et trépidante qui relègue aux oubliettes des années de haute technologie manuelles...

Le sabotier du Val de Loire, court-métrage 1955








 Yves Huteau, ancien sabotier à la Chapelle Basse Mer







Un des derniers sabotiers des Landes : Claude ! 
 A Cornol, dans le Jura Suisse existe encore un sabotier et c'est sa fille qui va prendre la relève.

L'histoire du sabotier de Cornol. dans "Passe moi les jumelles" RTS.

Nostalgie également sur les murs de cet ancien garage jouxtant le Café du Viaduc ou le muscadet servait à patienter le temps que le pompiste fasse le plein  de la Renault.



St Jean de Losne, dernière escale en bord de Saône avant les montagnes suisses en compagnie des péniches et d'un bon resto sur les quais, La Cotinière.

Kenavo !







mercredi 20 novembre 2019

Guylaine


 Claude, Yann et Vincent

Je voulais simplement te dire
Que ton visage et ton sourire
Resteront près de moi, sur mon chemin
 Te dire que c'était pour de vrai
Tout c'qu'on s'est dit, tout c'qu'on a fait
Qu'c'était pas pour de faux, que c'était bien
Faut surtout jamais regretter
Même si ça fait mal, c'est gagné
 Tous ces moments, tous ces mêmes matins
J'vais pas te dire qu'faut pas pleurer
Y'a vraiment pas d'quoi s'en priver
Et tout c'qu'on n'a pas loupé, le valait bien
Peut-être on se retrouvera
Peut-être que peut-être pas
Mais sache qu'ici-bas, je suis là
Ça restera comme une lumière
Qui m'tiendra chaud dans mes hivers
Un petit feu de toi qui s'éteint pas.

                                                           J-J. Goldmann

samedi 16 novembre 2019

Port de St Nazaire

 Après avoir aperçu Tintin au lever du soleil à Loctudy, me revoici avec lui à St Nazaire avec "Les Sept Boules de Cristal".

 Comme il est aussi venu à Genève dans "L'Affaire Tournesol",  j'ai connu St Nazaire grâce à la BD et c'est peut être pour cette raison -entre autre- que cette ville me plait. Elle semble sortir de mes rêves de voyages d'enfant. Et je verrais bien l'ancienne grue qui trône au bord du bassin de Penhöet transformée, le temps d'une saison, en fusée lunaire.













Lever de lune sur le pont de St Nazaire, suivit quelques heures plus tard par celui du soleil qui vient réchauffer les chantiers navals qui ne s'arrêtent jamais. Fourmilière de bâtisseurs de navire, ravitaillés chaque jours par des camions, des bateaux et des avions plein de marchandises destinées à la construction de navires de toutes tailles qui partiront écumer les océans de la planète et d'éléments d'Airbus qui seront ensuite acheminés à Toulouse pour le montage final d'A380.













Déchargement des centaines de tonnes de tôles d'acier de la cale d'un bateau, premières pièces du puzzle qui deviendra bateau après être passé dans les mains d'ouvriers et d'ingénieurs de talent, tout le savoir-faire de la construction maritime réuni aux Chantiers de l'Atlantique. Une visite à faire absolument si vous êtes de passage à St Nazaire.




Passage obligé par le quartier de Penhöet et le "Chemin des Brouettes" -petits raccourcis entre les maisons aussi large qu'une brouette, d'ou son nom-  qui permet de découvrir quelques fresques sur des murs décrépis et l'impression de pénétrer au coeur même de ce quartier, ou l'immense portique rouge des chantiers est omniprésent, comme le jet d'eau en rade de Genève.


Le street-art est omniprésent à St Nazaire et avec un œil bien ouvert, la poésie peut surgir à tout instant. 







C'est l'heure de l'apéro, puis j'irai manger au "Brésil" sur le quai de Penhöet, adresse convivial et ouvrière que j'affectionne particulièrement avant de quitter l'Atlantique pour regagner Nantes puis les montagnes helvétiques.