samedi 4 juillet 2020

Trois jours au Gadmental


Quand l’appel du large te prends, que la Bretagne te manque, que juste la vue d’un phare suffirait a ton bonheur, alors tu lâches tout et tu files a l’Oberalppass, ou tu sais qu’il existe un phare, et tu te prends une bouffée d’océan…à la montagne, et sous la pluie… Le grand large en sorte !!



Pause au sommet du col de la Furka, pas loin de l’Hôtel du Belvédère, ou j’avais passé une nuit, il y a fort longtemps au cours d’une virée en moto, avec une Triumph Bonneville 650, pour les connaisseurs, virée qui nous avait fait faire les cols de la Furka, Susten et Grimsel, avant de retourner à Genève. Le réveil, au troisième étage de l’hôtel, avec la vue sur la vallée et le glacier, est encore bien ancré dans ma mémoire. 
Maintenant l’hôtel est fermé et le glacier rétrécit comme peau de chagrin. La seul glace qui va bientôt rester est celle des panneaux publicitaires pour la visite de la grotte...

 Un train a vapeur circule également, le Furka-Oberalp, petit voyage dans le temps grâce à une équipe de passionnés qui a redonné vie à ce tronçon.

Le brouillard va m’accompagner jusqu'à l’éclat rouge du phare de l’Oberalppass. Du vent, de la pluie, des courageux en vélo et des stoïques en motos sans compter quelques randonneurs décidés a marcher malgré le mauvais temps et qui se lancent en direction de la Badushütte et du Lai daTuma, superbe randonnée que j’ai faite l’année dernière.



Mais pour l’instant je vais repartir en direction d’Andermatt, puis de Wassen, pour emprunter le col du Susten. Le ciel se découvre, la pluie a cessé et dans un virage, un parking me tend les bras. Le point de départ pour la Sewenhutte. Pas très loin, avec plein de petits bonhommes souriant sur le chemin, et un bon dénivelé pour mériter le repas de midi.  Un petit lac, plein de rhododendrons et retour par la foret. Bonne ballade pour se mettre en jambes.
 
Venir la semaine marcher dans ces vallées a l’avantage de ne pas avoir à supporter le bruit de tout les véhicules qui empruntent ces cols le week-end en faisant pétarader leurs engins comme pour une course de côte. 












Pause bienvenue au camping de Gadmen, qui va devenir mon adresse pour quelques jours. Le soleil est revenu, le Gadmental est magnifique et les montagnes alentours m’appellent. En attendant, je profite des excellentes pizzas de Félix et de sa petite famille, ainsi que de sa bière artisanale, de son jardin potager et de son accueil plus que sympathique. 



Comme j’aime bien les lacs de montagne, le Gadenlouwisee est juste là-haut, en dessus du camping, alors après le petit déjeuner à l’Alt Postde Gadmen ou je prends également de bon sandwichs pour ce midi,  j’attaque la grimpette au frais dans la foret. Le sentier monte raide et est encore glissant par endroit, puis, après  un passage en falaise, c’est le plein soleil jusqu'à la récompense finale, les Caraïbes à la montagne, un lac d’un bleu transparent dans un écrin de roche et de verdure avec les Gadmenfluhe et leurs petits airs de Dolomites, qui se reflètent dans ses eaux.
 Encore une merveille que je quitte à regret pour retourner au monde réel.








Une excellente adresse pour manger sur une terrasse de rêve, c’est la Tallihütte, que l’on peut rejoindre facilement avec un téléphérique. Pour ma part ce sera à pied par un sentier assez raide au départ, mais qui devient agréable et panoramique par la suite. Après une pause rafraichissante à la cabane, je poursuis jusqu'au col de Sätteli par un sentier fait de dizaines de marches en grosses pierres posées à la main. Un travail de titans dont je rencontrerais l’auteur à l’heure du café, à la cabane, et qui s’occupe également de débroussailler le sentier que j’ai emprunté hier. 




Quand tu trouves ce petit caillou avec ce message au milieu de la montagne, du côté de Sätteli, c'est un signe, et quand tu vois un gros oiseau blanc sur le lac, c'est un autre cygne.




Un grand merci à Angelika et Fabian pour l’excellent repas à la Tallihütte et ce bon moment passé sur la terrasse. Plus qu’à entamer la descente en sifflotant pour rejoindre le camp de base, les pizzas de Félix et une bonne nuit sous les étoiles et la lune.

- Seewenhütte
- Gadenlouwisee
- Tallihütte



vendredi 19 juin 2020

Un Cougar pour l'ouverture de la Cabane de Tracuit

 Retrouvaille avec la cabane de Tracuit après la quarantaine. Ce mardi 16 juin, le Cougar T-333 de l'armée Suisse arrive à Zinal, entre deux passage nuageux, pour monter 7 tonnes de matériel, nourriture, gaz, pellets et autres boissons plus ou moins alcoolisées et de premier secours pour les randonneurs assoiffés qui vont commencer à grimper les montagnes après des mois d'abstinence.




Rendez-vous est pris à 7.30 h. à l'Auberge Alpina pour le café-croissants puis à 8.00 hrs avec le Cougar afin de profiter de la fraicheur qui permet à l'hélicoptère de charger plus de matériel par rotation. Un peu comme pour nous, quand il fait trop chaud, on porte moins lourd...

 D'abord les petits colis fragiles ainsi que les herbes aromatiques et les plants de tomates d'Anne-Lise qui aime bien avoir son petit jardin d'altitude -il faut dire que les baies vitrées du réfectoire se prêtent bien à la cultures des plantes- ainsi que toutes les personnes qui vont devoir décharger
 et ranger 7 tonnes de marchandise dans les sous-sol de la cabane. 
Puis les aller-retour vont s'enchainer, avec quelques incertitudes due au brouillard qui arrive et qui part un peu comme il a envie.







Le site de dépose a été refait en dalles de béton, ce qui est plus agréable pour réceptionner la marchandise. Comme il y a nettement plus de neige que l'année dernière, une session "pelle à neige" est de rigueur avant la réception des filets. Les livraison arrivent  côté Val d'Anniviers ou côté Tourtemagne, selon les humeurs des bancs de brouillard, et le souffle des pales de l'hélico achève de dégager la plateforme de la neige, et de m'en mettre plein la vue au moment de prendre ces photos !






Descente dans la vallée sur fond de Besso, Dent Blanche et Grand Cornier.



Le pliage des filets par l'armée est aussi méticuleux et précis que celui des couvertures de lits, pour ceux qui s'en souviennent !















Après l'effort, le réconfort et les traditionnels "roesti-fromage-oeufs au plat" d'Anne-Lise, une merveille après cette matinée chargée.

Mais il est déjà temps de redescendre du côté de la civilisation, en pensant à la fois ou je remonterais, à pieds, pour profiter de cette magnifique région qu'est le Val d'Anniviers.

 La petite grimpette jusqu’à la place d’atterrissage, après l'apéro, le repas et avec les 3256m d'altitude, est presque le moment le plus pénible de la journée.

Petite photo de famille avant de décoller et de se perdre dans le brouillard. Les pilotes savent ou ils vont, mais nous, après deux virages et plus de repères, impossible de savoir ou nous sommes.

Quand soudain apparait l'Hôtel Weisshorn. 
Pas aussi bien visible que lors du lever de pleine lune du mois d'avril !

Les caprices du brouillard nous ont fait faire un détour par les hauts de St Luc, ce qui nous fait survoler Ayer, Mottec puis Zinal, avec un petit coup d'oeil sur ma maison, comme depuis le Moléson, avant de venir se poser à côté du Relais de la Tzoucdana, ou nous irons finir joyeusement cette journée autour d'un bon verre de vin !










Liste des hélicoptères en Suisse
Un site complet pour ceux qui aiment les hélicoptères, http://www.swissheli.com/