mercredi 8 avril 2020

Pleine lune sur l'Hôtel Weisshorn

 6 avril 2020. 
Quand ca fait des années que tu rêves de CETTE photo, 
et qu'enfin elle est LA ce soir !!! 
C'est, c'est, c'est.... comment dire... 

 Depuis plusieurs années, je cherche l'endroit d’où je verrais la lune apparaitre juste derrière l'hôtel Weisshorn, perché à 2337 m. d'altitude au dessus de St Luc, dans le Val d'Anniviers. 

Encore fallait il savoir à quelle heure et ou se placer. Puis il fallait des conditions idéales, sans brume ou nuages. Et être disponible à ce moment là. 

Grace à la technologie moderne, à savoir l'application PeakFinder qui permet, entre autre, de connaitre le nom des sommets quand je randonne en montagne, il y a également l'heure et l'emplacement du lever et coucher du soleil et de la lune. Ce qui permet de trouver au mètre près et à la minute précise, l'endroit qui m'a permit de prendre cette série de photos.

Comme j'étais dans un coin de foret escarpé et bordé d'un ravin m'empêchant d'aller plus loin, j'ai attendu avec impatience l'arrivée de l'astre lunaire, et au delà de toute mes espérances, elle est apparue pile-poil derrière l'hôtel !!
 L'alignement des planètes, au propre comme au figuré, m'on rempli de bonheur en ces temps bizarres que nous vivons tous, du au Coronavirus.
Une parenthèse bienvenue !










 Et pour clore cette journée, j'ai encore été gratifié d'un "alpenrose" sur le Zinalrothorn et le Besso, dans le fond du Val d'Anniviers. 



 Le lendemain soir, le spectacle s'est déplacé et n'est plus le même, la lune, qui n'a de "rose" que le nom, ( première pleine lune correspondant à la floraison des cerisiers, d’où son nom...) apparaissant beaucoup plus tard et pas au même endroit, ce qui a fait ressembler le Touno à un volcan juste avant son apparition. 

Hier elle est apparue à 19:40 h. alors que ce soir, c'est à 20:54 h. qu'elle a pointé le bout de son nez du côté de Pinsec, et la température était nettement plus fraiche pour l'observation de Sélène.

Un bon prétexte pour me faire une bonne fondue pour me réchauffer 
en "développant" les photos sitôt rentré !






mercredi 1 avril 2020

Gel sur la plaine du Rhône (2)

  Le ciel s'est dégagé, les étoiles sont apparue par millier, ce qui a eu pour conséquence de faire chuter les températures. Les jets d'eau sont entrés en action. Soigner le mal par le mal, comme on dit dans d'autres circonstances. Faire geler les arbres pour les protéger du gel. 


 Une autre technique consiste à allumer des "bougies" disposées aux pieds des arbres pour maintenir une température positive et empêcher le gel des bourgeons. Mais pour que le spectacle soit complet, il faut venir la nuit, avec le froid, pour saisir ces moments fantasmagoriques. 

Heureusement on peut se réchauffer facilement l'index qui sert à prendre la photo sur ces braseros.

A mesure que l'aube se lève, le spectacle change, et ne perd nullement de son charme. 
Puis c'est au tour des châteaux de Valère et Tourbillon de se découper devant le Grand Chavalard qui rosi de plaisir d'accueillir ce jour nouveau.





















La cascade de la Pissevache entre à son tour dans la lumière et la roue Pelton s’ennuie un peu de ne plus avoir la caresse de l'eau pour pouvoir tourner comme un manège.






 La Tour Bayart, à Saillon , tient compagnie au saule pleureur qui a lui la chance de pouvoir rejoindre son reflet dans les eaux claires du canal de Gru. 

La température est nettement remontée et les arbres fruitiers commence à dégeler sous les effets des rayons solaires. Les bourgeons se redressent et les fleurs reprennent des couleurs. 

La journée sera belle !




dimanche 29 mars 2020

Gel nocturne

 Pour protéger les arbres fruitiers, on les congèle.
Pour protéger les humains, on les confine.


 La hantise des arboriculteurs et des vignerons, le gel printanier, qui peut réduire à néant le travail de toute une saison. Plusieurs moyens sont utilisés selon l'endroit et les régions. Ici, c'est l'arrosage qui est privilégié. Arroser les arbres fruitiers à l'aide de jets d'eau pour les faire geler. Paradoxalement, c'est ce qui va sauver les bourgeons. 

Dans d'autre endroits, c'est des chaufferettes installées aux pieds des arbres qui va faire office de "radiateur". Dans les vignes, on utilise également des chaufferettes au propane pour essayer de maintenir une température acceptable pour les ceps. 

On fait aussi des feux de bottes de paille dont les fumées vont stagner juste au dessus des vignes et la protéger des premiers rayons du soleil qui risquerait de "bruler" les bourgeons.

D'autre on choisi l'hélicoptère pour rabattre la chaleur sur les plantations avec le souffle d'air des pales de la machine. 

Toute ces techniques donnent l'occasion de faire de très belles photos qui donne un aspect irréel à ces cultures qui n'attendent que des mois de soleil pour nous offrir leurs plus beaux fruits. 
Voici une série avec le gel, en attendant le spectacle des chaufferettes la nuit.