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vendredi 19 juin 2020

Un Cougar pour l'ouverture de la Cabane de Tracuit

 Retrouvaille avec la cabane de Tracuit après la quarantaine. Ce mardi 16 juin, le Cougar T-333 de l'armée Suisse arrive à Zinal, entre deux passage nuageux, pour monter 7 tonnes de matériel, nourriture, gaz, pellets et autres boissons plus ou moins alcoolisées et de premier secours pour les randonneurs assoiffés qui vont commencer à grimper les montagnes après des mois d'abstinence.




Rendez-vous est pris à 7.30 h. à l'Auberge Alpina pour le café-croissants puis à 8.00 hrs avec le Cougar afin de profiter de la fraicheur qui permet à l'hélicoptère de charger plus de matériel par rotation. Un peu comme pour nous, quand il fait trop chaud, on porte moins lourd...

 D'abord les petits colis fragiles ainsi que les herbes aromatiques et les plants de tomates d'Anne-Lise qui aime bien avoir son petit jardin d'altitude -il faut dire que les baies vitrées du réfectoire se prêtent bien à la cultures des plantes- ainsi que toutes les personnes qui vont devoir décharger
 et ranger 7 tonnes de marchandise dans les sous-sol de la cabane. 
Puis les aller-retour vont s'enchainer, avec quelques incertitudes due au brouillard qui arrive et qui part un peu comme il a envie.







Le site de dépose a été refait en dalles de béton, ce qui est plus agréable pour réceptionner la marchandise. Comme il y a nettement plus de neige que l'année dernière, une session "pelle à neige" est de rigueur avant la réception des filets. Les livraison arrivent  côté Val d'Anniviers ou côté Tourtemagne, selon les humeurs des bancs de brouillard, et le souffle des pales de l'hélico achève de dégager la plateforme de la neige, et de m'en mettre plein la vue au moment de prendre ces photos !






Descente dans la vallée sur fond de Besso, Dent Blanche et Grand Cornier.



Le pliage des filets par l'armée est aussi méticuleux et précis que celui des couvertures de lits, pour ceux qui s'en souviennent !















Après l'effort, le réconfort et les traditionnels "roesti-fromage-oeufs au plat" d'Anne-Lise, une merveille après cette matinée chargée.

Mais il est déjà temps de redescendre du côté de la civilisation, en pensant à la fois ou je remonterais, à pieds, pour profiter de cette magnifique région qu'est le Val d'Anniviers.

 La petite grimpette jusqu’à la place d’atterrissage, après l'apéro, le repas et avec les 3256m d'altitude, est presque le moment le plus pénible de la journée.

Petite photo de famille avant de décoller et de se perdre dans le brouillard. Les pilotes savent ou ils vont, mais nous, après deux virages et plus de repères, impossible de savoir ou nous sommes.

Quand soudain apparait l'Hôtel Weisshorn. 
Pas aussi bien visible que lors du lever de pleine lune du mois d'avril !

Les caprices du brouillard nous ont fait faire un détour par les hauts de St Luc, ce qui nous fait survoler Ayer, Mottec puis Zinal, avec un petit coup d'oeil sur ma maison, comme depuis le Moléson, avant de venir se poser à côté du Relais de la Tzoucdana, ou nous irons finir joyeusement cette journée autour d'un bon verre de vin !










Liste des hélicoptères en Suisse
Un site complet pour ceux qui aiment les hélicoptères, http://www.swissheli.com/

mercredi 3 juillet 2019

Le retour du Puma à Tracuit

25 juin, canicule sur l'Europe, le ravitaillement de la cabane de Tracuit au fond du Val d'Anniviers va être un bon moyen de prendre le frais et de la hauteur. Le Super-Puma va nous emmener vers les neiges éternelles, à 3'256 m d'altitude, comme l'année dernière, à la même époque.



Après les salutations d'usage, le matériel est débarqué de l'hélico et les palettes de marchandises des camions. Le gaz, les pellets et les bières vont prendre place dans les filets puis ceux ci seront accrochés au grappin pendu sous le Puma. 








Les passagers embarquent pour une montée de quelques minutes pour être déposé juste au dessus de la cabane, et c'est toujours le même émerveillement de voir défiler ces montagnes que l'on découvre chaque fois sous un autre angle.



Passage sous le Besso puis montée par la cabane d'Arpittetaz, un clin d'oeil à l'Obergabelhorn en passant, le col de Millon et arrivée sur Tracuit, terminus, tout le monde descend. Les choses sérieuses vont commencer, soit plusieur tonnes de marchandises à décharger et répartir dans les soutes de ce navire immobile, ancré au bord de la falaise.






Petit point noir entre le Besso et la Dent Blanche, l'hélicoptère, qui a remplacé le mulet depuis les années 1958,  entame ses aller-retour avec tout ce qu'il faut pour assurer le confort des visiteurs, alors qu'a l'époque, chaque visiteur montait avec son manger. Maintenant les roesti-fromage-jambon-oeufs d'Anne-Lise font fureur après quelques bonnes heures de montée.

Des traces de skieurs qui descendent la face Nord sont visible sur le sommet de l'Obergabelhorn et le Cervin se profile juste derrière. Sylvain Saudan, "skieur de l'impossible", dans les années 60-70, a fait beaucoup d'émules...


Vu de ce côté, le Zinalrothorn mérite bien son surnom de "rasoir".




L'une après l'autre, les palettes d'eau, le gaz, la nourriture sont livrée sur une minuscule esplanade à l'arrière de la cabane, et c'est chaque fois avec une approche délicate et une précision horlogère qu'elles sont déposées juste devant la porte. Un magnifique travail qui se terminera par les fameux roesti-fromage-jambon-oeufs d'Anne-Lise, la gardienne de la cabane depuis 2013 !

Puis il sera temps de redescendre dans la fournaise de Zinal, celle la même que de nombreuse personnes on rejointe pour échapper à la fournaise encore plus forte de Sierre !!
Heureusement, la Navizence et ses affluents glacés rend la soirée agréablement fraiche.

Une belle journée s'achève et la prochaine visite à la cabane se fera à pied, de quoi profiter pleinement de cette magnifique région.