mardi 6 août 2019

Cabane Arpitettaz

Le dimanche matin tôt, il fait encore frais dans la montagne et les sentiers sont désert, ce qui permet avec un peu de chance de croiser quelques chamois dans la montée du Pas du Chasseur, après avoir rencontré un drôle d'animal au bord de la Navizence, figé pour l'éternité...



Je suis accueilli à la sortie de la foret, en haut du Pas du Chasseur, par le Besso, montagne emblématique et préférée de nombreuse personnes à Zinal... et d'ailleurs !
Un repère dans le paysage, un phare sans lumière dans la nuit, une présence rassurante. A chacun sa version, mais ses deux sommets unis pour l'éternité ne laisse personne indifférent.
Et quand il se reflète dans le petit lac d'Arpitettaz, le plaisir de le regarder est double !


Le Lac ayant été propice à la pause sandwich, je peux me lancer dans la longue montée qui va m'amener au pied du Weisshorn, à la Cabane d'Arpitettaz. Les torrents croisés en chemin sont autant de point de rafraichissement avec le soleil qui commence a m'aimer chaudement. Rencontre d'un troupeau de mouton, sous la garde des chiens et d'une belle bergère -qui n'avait pas la bague d'or- et de la petite cabane tout confort, héliportée sur un minuscule replat, qui sert d'habitation a la gardienne du troupeau dans un décors grandiose. Les soirs d'orages doivent être également grandioses avec les éclairs qui illuminent les montagnes et la pluie qui tambourine sur les panneaux solaires.



Cabane en vue, sieste sur l'herbe également, eau fraiche et casse-croûte au programme. Derrière la cabane se trouve une gouille propice au bain de pieds et une vue spectaculaire sur le Weisshorn. Un chocard a bec jaune se ramène, ayant flairé le repas facile, mais ma faim le laissera sur la sienne.
Encore un bon moment à se délecter du silence de la montagne, près des marmottes, loin des blaireaux, avant d'entamer la descente. A la fin du mois, une course - pardon, un trail - va passer par ici avant de rejoindre la cabane de Tracuit et de redescendre à Zinal. Ceux la n'auront pas vraiment le temps de papoter avec les chamois et de philosopher sur l'avenir de l'homme. Une journée à éviter...














La Cabane du Petit Mountet, à la limite de la moraine du glacier qui a bientôt disparu, endroit idéal pour manger une fondue dans un superbe décors après une petite marche depuis Zinal.  Au loin, le glacier dont on aperçoit la grotte que l'on visite en hiver dans un décors mélangeant le bleu de la glace à la blancheur de la neige. 
Rien de tel que d'y penser pour atténuer les effets de la chaleur de la journée.
La pensée d'une bière bien fraiche à la terrasse de l'Auberge Alpina aide aussi à alléger mes genoux dans cette longue descente vers la civilisation... Mais cette fois, pas de rencontre avec le bouquetin, comme lors de ma précédente excursion dans le coin mais avec une grenouille qui prends le frais sous le bassin ou coule une eau fraiche et bienvenue.



Le Besso




samedi 20 juillet 2019

Wiwannihütte

Belle journée pour rendre visite à Tania qui travaille à la Wiwannihütte, au dessus d'Ausserberg, point de départ du très beau bisse de Nirwach avec ses quelques passages vertigineux.


On peut monter en voiture jusqu'à Fuxtritt par une route forestière mais il ne fait pas bon croiser un autre véhicule et la manœuvre de retournement peut être délicate. L'autre solution pour écourter la montée est de prendre un taxi-bus qui vous emmène jusqu’à Fuxtritt et vous permet de prendre d'autres chemins pour redescendre à Ausserberg. 

Jolie petite montée, d'abord dans la foret, puis le dernier tiers sur l'alpage en plein soleil avec vue sur la vallée du Rhône.



Quand on habite dans ces petits chalets accrochés à flan de montagne, que l'on rejoint par en sentier bien escarpé, il ne faut surtout pas oublier le sel sous peine de manger fade pendant quelques jours...

Devant le Wiwannihorn, la pause s'impose. Deux alpinistes traversent un dernier névé après avoir bien profité des nombreuses voies d'escalade qui entoure la cabane.
Il est temps pour moi d'aller retrouver Tania qui doit avoir fini le service de midi.



Les toilettes de montagne a utiliser la nuit avec une bonne lampe de poche sous peine de louper la porte d'entrée et de se retrouver quelques mètres plus bas.



Les fameux "nez noirs" que l'on retrouve principalement dans le haut Valais et qui font l'objet de concours de beauté et par la même occasion la fierté de leurs propriétaires, ont aussi leur abri, comme les randonneurs ont leur cabane.






Fin de journée, il est temps de redescendre en plaine. Viège et Visperterminen juste en face et dans la vallée du Rhône, ces grands monticules sont les quelques milliers de mètres cubes de matériaux extrait du percement du tunnel de base du Lotscheberg.





vendredi 19 juillet 2019

Eclipse de pleine lune au bisse du Tsittoret

A Zinal, la pleine doit apparaitre juste avant minuit au dessus du Besso, un peu tard pour admirer l'éclipse, alors direction Aminona ou la vue sera plus dégagée et l'apparition lunaire plus précoce.

Je devrais la voir apparaitre du côté des tours d'Aminona, et comme je suis en avance, je monte, je monte encore pour arriver finalement à l'Aprilly, en dessous de l'alpage de Merdechon. Une petite route, une petite place, et la voilà qui apparait, magnifique, juste au dessus de l'Ilgraben.
Bien pleine, bien ronde, pas encore rongée par l'ombre de la terre, la voilà qui monte lentement dans le ciel étoilé, entourée d'un halo jaunâtre et escortée par de petits nuages voyageurs.
Puis, petit à petit, elle se fait grignoter. Imperceptiblement d'abord, l'ombre se propage lentement sur sa surface, jusqu’à la recouvrir presque entièrement. Et si on ne sait qu'une éclipse est en cours, ca ressemble à la lune qui prend ses premiers quartiers...




Le spectacle est féérique, la vue magnifique et le silence de la montagne a quelque chose d'apaisant dans cette vie bruyante et toujours en mouvement. Je vais donc rester ici pour la nuit et les premières lueurs de l'aube illuminant le Val d'Anniviers et ses montagnes enneigées sont un excellent petit déjeuner pour commencer la journée. 
Le premier visiteur de l'alpage me regarde avec méfiance avant de s'en aller gambader un peu plus loin, et moi je vais remonter le bisse du Tsittoret jusqu’à ces trois cascades que je n'avais pu apercevoir que de loin lors de ma dernière visite avec Martine et Gérard, la pluie nous ayant forcé a faire demi-tour et nous réfugier à la Cave du Scex pour un café 
et une tarte aux abricots comme consolation.
Cette fois la pause se fera à la Cabane de la Tièche avec une bonne assiette valaisanne comme
 casse-croute, le petit déjeuner ayant été très frugale.

Et voilà comment une éclipse de pleine lune peut modifier complétement le cours d'une journée ordinaire...
La balade, c'est ici.