mardi 26 septembre 2017

Du Chasseral aux Aiguilles de Baulmes

Quand le soleil se lève sur la région des Trois Lacs, avec quelques bancs de brumes sur les reliefs et les Alpes qui se dessinent dans le lointain, ça vaut largement le franc que j'ai glissé dans le tourniquet pour accéder à la Tour de Chaumont, en haut du funiculaire 
qui relie le lac à la "montagne" des Neuchâtelois...


Le même, le lendemain matin, du sommet de Chasseral, apparu comme une boule de feu, pour réchauffer lentement l'atmosphère des sommets et redonner vie aux oiseaux et au tintements des clochettes des vaches jusque la endormis.




Les Trois Lacs sous mes yeux, Neuchâtel, Bienne et Morat.

Après avoir été manger un excellent jambon à l'os-rösti à la Métairie du Milieu de Bienne, retour à Chasseral pour l'incontournable spectacle du soir, et ce soir la, les acteurs se sont donnés à fond !






Changement de montagne et de décors, avec un passage à Montborget rêver à Icart en regardant décoller les parapentes du balcon du lac de Neuchâtel, puis direction St Croix et le col des Etroits pour aller parcourir la crête des Aiguilles de Baulmes. Ballade très agréable sous le soleil et le panorama s'étend cette fois jusqu'au lac Léman et même un petit bout du Lac de Joux.






La découverte du col des Etroits: le rösti avec un vacherin Mt d'Or !!!! Un régal 

Et pour bien finir ce week-end, un petit aller retour dans les Gorges de l'Areuse, histoire de profiter des couleurs de l'automne qui commencent à se répandre le long de la rivière.



Le tracé des randonnées, c'est ici :
Chasseral
Aiguilles de Baulmes
Gorges de l'Areuse

samedi 16 septembre 2017

Un dernier soir, à l'Auberge Alpina...



Il existe à Zinal, tout au fond du Val d’Anniviers, une petite auberge qui respire la douceur de vivre, un voyage dans le temps bienvenu, une escale sur les chemins de la vie.

Un bistro qui n’a pas succombé aux sirènes du modernisme, un "vrai" bistro comme on en voit plus beaucoup, avec ses tables et ses chaises dépareillées, son bar et sa machine à café, nichée dans une grotte de galets de la Navizence, et qui chante encore juste malgré son âge. Un bistro que l'on "entend" respirer à peine la porte franchie. Un bistro qui nous dis "Bonjour!"


Les murs, recouvert de tableaux, jaunit par le temps et d'ou suintent encore les voix et les rires des longues soirées animées.

Un bistro ou l’on attend rien, puisque le temps s’est arrêté.

Une parenthèse, un ilot, une bulle, une enclave, une exception dans ce monde ou ce qui est fait le matin est défait le soir et remplacé le lendemain.

Quand je suis arrivé à Zinal, c’est l’endroit qui m’a plu le premier, et j’ai eu énormément de plaisir à y travailler pour le rénover en gardant cette ambiance de bistro que j’affectionne particulièrement.


L’ombre de Mara, notre Mamma italienne arrivée ici presque en même temps que moi, flotte toujours sur les marmites de la cuisine.
Elle qui nous confectionnait à des heures impossible de bon petits plats pour nous remettre de nos émotions apéritives et nous permettre d’aborder la sieste avec sérénité.
Cette recette de spaghetti, ramenée de Sunset Boulevard, une veille de Noel 1989, et remaniée avec amour par Mara a fait la légende de l’Auberge Alpina et porte depuis son nom.

Et toutes ces soirées à refaire le monde, sans y parvenir mais en ayant l’impression d’avoir fichtrement bien résolu tout les problèmes, me laisse un sentiment de nostalgie que le temps n’effacera pas.


Les circonstances font qu’une page importante de ce livre se tourne et que les belles personnes qui en on écrit l’histoire pendant toutes ces années s’en vont.

Restera dans mes yeux cette petite flamme, allumée par toutes celles et ceux qui ont fait de l’Auberge Alpina ce qu’elle est, qui ne s’éteindra jamais et qui s’appelle 
« Bonheur »

Merci à vous tous et à bientôt, ailleurs, partout, nulle part...







mercredi 30 août 2017

Le plus long pont suspendu du monde est à Randa

Ces derniers jours de soleil avant une fin de semaine sous le signe de la pluie m'inspire pour aller tester cette nouvelle passerelle au dessus de Randa, dans la vallée du Mattertal, qui conduit à Zermatt et à l'emblème mythique de la Suisse, le Cervin, ou Matterhorn. Plusieurs sentiers conduisent à la passerelle, et je voulais passer d'abord par la Cabane de l'Europe, mais une erreur d'aiguillage dans la (raide) montée me fait arriver à l'entrée nord de la passerelle. Ca a eu l'avantage de pouvoir monter à l'ombre des magnifiques mélèzes qui composent cette forêt.


Travail d'artiste pour ces bac à fleurs, dont les edelweiss resteront en fleurs toute l'année grâce aux doigts habiles du sculpteur...

Tandis que d'autres mains entament la tontes des Nez Noirs, les moutons fétiches du Haut-Valais.

Magnifique arrangement florale devant ces chalets plus que centenaires.

L'éboulement de 1991, a vu descendre plus de 15 Mio. de m3 de roches qui ont coupé la route, la voie ferrée et la Viège, formant un lac dans le village de Randa, mais sans faire de victimes, hormis quelques têtes de bétail. 

Drôle de hamac que voilà ! Construite en deux mois, c'est un sacré boulot qui attendait les ouvriers. Grace a un système de vérins hydrauliques, l'ouvrage ne bouge que légèrement, contrairement à l'autre passerelle que je vais emprunter un peu plus tard...mais j'ai quand même senti comme un mal de mer en faisant l'aller-retour. Tangage et roulis en même temps m'on rappelé quelques escapades musclées en mer d'Iroise, direction l'Ile de Sein, ou pour aller à Ouessant...et quand plusieurs personnes l'emprunte en même temps et sont pressées de traverser, tout cela s'accentue encore un peu plus, mais reste très supportable.

Tout a gauche, l'autre face du Weisshorn, que je vois depuis Zinal, quand je vais au Petit Mountet, puis le  Brunneghorn et son glacier.


Je suis toujours en admiration devant ces montagnes de roches qui se sont formées sous la poussée de forces souterraines incroyables comme je le suis au bord de l'Océan, avec cette eau a perte de vue et qui, comme la montagne, peut passer d'un romantisme extraordinaire à une violence démesurée en peu de temps...

Mais il est temps de passer au moment "gourmand" de toutes randonnées en montagne disposant d'une cabane, en l'occurence l'Europahütte. Tenue par des gens très accueillant, une bière bien fraiche accompagnée d'une tarte aux abricots m'attendait. Tellement excellente la tarte que j'ai tout de suite mangé sa petite soeur. 
Toujours surprenantes, ces cabanes, ou l'on voit arriver plein de gens différents. Ceux qui prennent le temps d'arriver, de s'imprégner de l'endroit et de savourer la montée et dont la priorité est d'admirer l'environnement et d'apprécier leur effort, et d'autre qui ont immédiatement besoin de place, de boire, de s'asseoir, de téléphoner... comme dans la vrai vie en sorte!
L'Europahütte est la pause à mi-chemin sur l'Europaweg, ou Chemin de l'Europe, sentier alpestre qui part de Grächen pour rallier Zermatt en deux jours.
 Sentier que je met, à l'unanimité, au programme pour le mois de septembre.

 Mais pour l'instant il faut penser a redescendre, un peu plus de 2 heures, sans les pauses, pour rejoindre Randa, en passant par le sentier que je voulais emprunter à l'aller.

L'Hobärgletscher domine le vallon que je vais descendre, et celui-ci a certainement perdu en longueur, comme tout les glaciers d'Europe.


Alors celle-ci pourrais s'appeler "La Passerelle qui Branle" du nom du pont à côté de la Dent de Broc, et elle n'a pas les derniers perfectionnements technique de sa grande soeur que je viens de quitter.


Et toujours cette magnifique forêt de mélèzes avec des racines qui semblent tenir les rochers comme le calamar géant s'agrippait au Nautilus du Capitaine Nemo.

Changement brusque de décors, une petite fontaine à l'orée d'une grande prairie fraichement fauchée appelle à la pause et au rafraichissement. Après tout, il ne me reste qu'une petite heure jusqu'à Randa et rien ne me presse de retrouver les gens pressés...



Les greniers à foins ou nourritures sont posé sur pilotis, et les ardoises rondes sont la pour empêcher les rongeurs de venir casser la croute a bon compte !

La "Matze"  Pour signaler un mécontentement de plusieurs membres de la communauté, ceux-ci venait chacun à leur tour planter un clou dans une racine. Plus il y avait de cloux, plus il y avait de signatures, et c'est muni de cette "pétition" que les gens allaient voir les personnes concernées.

Retour à la case départ et à ces très belles edelweiss...non sans un petit clin d'oeil aux hélicoptères d'Air Zermatt, que l'on entend de temps a autre passer dans la vallée et qui font un travail formidable, entre le ravitaillement des cabanes (pour avoir une bière et une tarte aux abricots!) la construction de ces mêmes cabanes, le sauvetage en tout temps en cas de problèmes dans des endroits inaccessibles et bien d'autres choses encore. 

Les St Bernard on bien changé d'allure, mais l'esprit reste le même, partout en montagne ou en mer, aider et sauver son prochain.
 Un excellent reportage entre des pilotes et sauveteurs d'Air Glaciers et ceux de l'Abeille Bourbon, autre St Bernard des mers qui oeuvre au large d'Ouessant quand rien ne va plus.

 On en parle pas assez et ces gens sont trop modestes, mais de savoir qu'ils existent dans ce monde un peu perdu me fait du bien au coeur, et si mon fils est ici aujourd'hui, c'est en grande partie grâce à eux. Merci encore.



mardi 22 août 2017

Plan du Fou - Dent de Nendaz - Bisse de Saxon


Retour en Valais, et pour se mettre en jambe, le Bisse Vieux et retour par le Bisse du Milieu, au départ de Nendaz. Pas très agréable, vu que le bisse longe la route, et que l'on entend plus souvent le chant des voitures que celui de l'eau...


 Rencontre avec celui qui déchaine les passions un peu partout en Europe, mais celui-ci reste de mélèze marbre face à toute cette polémique des "pro" et des "anti".

La montée au Plan du Fou depuis Siviez relègue la fraicheur et l'ombre du Bisse au rang des souvenirs, et c'est avec une nouvelle couche de bronzage que j'arrive au sommet ou d'un coup, la vue s'ouvre sur la vallée du Rhône, la Dent de Nendaz et la chaine des Alpes.

 Encore une nouvelle vue des Dents du Midi, omniprésente à presque toutes mes randos !

Plus qu'a suivre le chemin de crête pour arriver au but de ma promenade, la Dent de Nendaz.

 En contrebas, l'arrivée du télécabine de Tracouet et le Lac Noir, autour duquel se tient chaque année le festival de cor des Alpes

 La Pierre Avoi, juste derrière l'hélico, que j'avais fréquenté un dimanche de novembre 2015, une excellente randonnée également, et derrière laquelle la Pleine Lune s'amusait à une partie de cache-cache avec mon objectif...

 Le barrage et le Lac de Cleuson, et le souvenir d'une belle grimpette jusqu'au Lac de Grand Désert.
Magnifique rando également.

Un dernier coup d'oeil et il est temps de redescendre, car j'ai encore du chemin et il est déjà 17 hrs. Mon plan B (le téléphérique...) fermant à 16h.30 hrs, je dois remonter
 le Bisse de Saxon jusqu'a Siviez.

Toujours étonné, quand je regarde le chemin parcouru, ce que l'on peut faire avec ses jambes !
 La Dent de Nendaz se reflète dans le Lac Noir.

Des mélèzes à la taille impressionnante et à l'âge respectable côtoient les canons à neige et les pylônes de remonte-pentes, tout le long de ma descente des pistes de ski vers le Bisse.

 La cabane du Bourlâ, refuge des gardiens du Bisse, qui étaient chargé de l'entretien et du bon fonctionnement de celui-ci. Un marteau en bois fixé sur une roue à aubes frappait en cadence une planche en bois et témoignait du bon fonctionnement de l'ouvrage. Le "bruit du silence" signalait un problème à résoudre au plus vite.

 Le Bisse de Saxon est un des plus beau et des plus agréable que j'ai parcouru. Tout les style de constructions sont visible le long de son parcours et c'est avec respect, devant tant d'ingéniosité et de travail, que je marche dans les pas des ces hardis valaisans.



 Le petit rafraichissement à l'arrivée qui fait toujours plaisir !!


Le parcours et la petite vidéo qui va avec: You Tube